Questions, réponses


La royauté apportera d’abord l’unité à notre France si fracturée, et une politique de continuité qui préservera à long terme les intérêts de notre pays, sa culture, son patrimoine, ses métiers, son environnement.

Vouloir l’instauration d’une monarchie en France, ce n’est pas vivre dans le passé, c’est s’appuyer sur notre Histoire et sur notre identité pour aborder plus sereinement l’avenir.

Êtes-vous certain qu’aujourd’hui les privilèges n’existent pas ? En république, les élus se mettent trop souvent au service des lobbies et des groupes de pression, et non au service du bien commun comme pourra le faire le roi !

Dites plutôt que la loi est faite pour un homme uniformisé, statistiquement moyen, ce qui est monstrueux. Cela conduit à exclure de la loi ceux qui ne sont pas comme tout le monde, ou les indésirables, les inutiles.

La loi uniforme conduit à l’injustice.

Au contraire, la loi doit tenir compte des situations de famille, des métiers, des particularismes locaux. Et pour cela, il faut que tous ces gens puissent être représentés sincèrement, et non pas au travers des idéologies et des partis.

C’est ce que propose de faire l’Alliance royale : redonner vie aux différences régionales tout en conservant une identité Française, grâce à la personne du roi ; redonner vie à la famille, en la prenant réellement en compte, légalement, institutionnellement. Tout cela, la république ne peut le faire, au nom de l’égalité des individus.

Cela n’est jamais arrivé en 1300 ans de monarchie française, et il y a assez de barrières dans les institutions de la royauté pour rendre impossible un tel événement. Ce sont les républicains qui accusaient Louis XVI d’être un tyran, alors que celui-ci a même refusé de faire tirer sur les émeutiers qui enfonçaient ses portes ! En revanche, les révolutionnaires ont liquidé des centaines de milliers de personnes parce qu’elles n’étaient pas d’accord avec eux… Qui est tyrannique ?

Il suffit de comparer :

Guillaume II, est-ce la même chose qu’Hitler ?
Sihanouk, est-ce même chose que Pol Pot ?
Le Shah, est-ce même chose que Khomeyni ?
Louis XVI, est-ce même chose que Robespierre ?
Nicolas II, est-ce même chose que Staline ?

La république, elle, est plus que tyrannique, elle est totalitaire, sur les corps ou les âmes. Depuis les années 1880, elle enseigne aux élèves une histoire tronquée, falsifiée, trompeuse. Elle a endoctriné des générations entières, montrant une vision purement négative de la monarchie, et de nos jours, une image négative de la France, dans une sorte de masochisme abject.

La président de la république Paul Deschanel n’était-il pas fou ?

En mille ans de Monarchie, le cas s’est peut-être présenté avec Charles VI. En réalité, il était malade.
Mais un roi ne gouverne pas tout seul. Il a des conseillers, lesquels sont tenus par une institution. Même malade, la seule présence du roi assure la stabilité du pouvoir. C’est là un avantage de l’institution royale.

Par contre, c’est sous la république de Weimar qu’Hitler a été élu et en république que Danton et Robespierre ont pu faire durer la Terreur et tous ses massacres.

Même d’intelligence moyenne, le roi est élevé dès l’enfance pour son métier de roi.

Aujourd’hui nous élisons les meilleurs… candidats, et les meilleurs candidats font rarement les meilleurs responsables politiques.

Par exemple, si Henri III avait été élu au lieu d’être roi, il aurait fini par être renversé par le duc de Guise, ultra populaire à un moment donné, anti-protestant acharné, et qui n’aurait pas manqué de rallumer la guerre civile…

De plus, les rois peuvent s’entourer des meilleurs hommes : Suger, Sully, Colbert. Tandis que les hommes politiques miseront plutôt sur des médiocres car ils ont trop peur de la concurrence. Si Louis XIII avait été élu, jamais il n’aurait gardé Richelieu.

Ne pensez-vous pas que le système actuel est par nature incompétent avec des majorités qui font et défont ce que les autres ont fait et défait juste avant ?

Heureusement que non !

Mais c’est aujourd’hui, en France, que nous ne sommes pas entièrement libres de penser et d’écrire ! L’intérêt d’un politicien est d’être réélu, donc de plaire au grand nombre puis de faire entrer tout le monde dans une pensée la plus unique possible. Le moyen le plus facile est la démagogie et la propagande. Le roi n’a pas besoin de ça puisqu’il ne dépend pas de l’élection. Il a au contraire besoin, pour bien gouverner, que les citoyens s’expriment et délèguent leurs représentants.

Certainement pas. Les rois de France ont toujours combattu les empiétements du Pape, même Saint-Louis ! Pourquoi un roi aujourd’hui agirait-il différemment ?

Et puis, même les royalistes ne sont pas tous catholiques. Des royalistes juifs, protestants, musulmans, agnostiques, n’ont pas du tout l’intention de se voir imposer une confession. En revanche, l’institution royale est chrétienne, parce que la France est naturellement chrétienne, et parce que le roi doit forcément se référer à une loi qui le dépasse. La loi civile ? Elle n’est que le reflet des modes, des passions et des pulsions du moment, dont notre XXè siècle a fait la malheureuse expérience.

Sous Louis XIV, n’importe qui pouvait voir le roi ou assister à son dîner.

On louait même une épée et un chapeau à ceux qui n’en avaient pas comme on prête une cravate pour entrer dans certains restaurants, car c’était l’usage. Vous imaginez les risques que le roi prenait pour ne pas se dérober ? Allez frapper à la porte de l’Elysée pour voir !

Et puis, tout le monde pouvait devenir ministre du roi : le père de Colbert vendait des draps ! Tous les rois avaient des gens du peuple parmi leurs conseillers. Aujourd’hui, tant de ministres sont énarques et fils d’énarques !

Et puis la noblesse, c’est de l’histoire ancienne. Elle provenait de la féodalité qui n’a été liée à la monarchie que par l’histoire. N’y a-t-il pas aujourd’hui des sortes de féodalités de l’argent beaucoup plus éloignées du peuple que ne l’étaient les petits nobles de province ?

Mais tout est héréditaire : les chanteurs, les acteurs, les énarques, les médecins, les artisans, et ça ne choque personne !

Dans une monarchie, l’hérédité apporte quelque chose de plus : la continuité, la préservation des vrais intérêts du pays, à long terme. Les querelles et les appétits de pouvoir existeront toujours, il ne faut pas se leurrer, mais ils seront limités par le roi lui-même : lui, son pouvoir, il l’a reçu, il le transmet, tout simplement.

Une monarchie » à la française « , c’est-à-dire un peu différente de ce que nous connaissons autour de nous. Mais une monarchie adaptée à notre époque. Il serait vain d’ailleurs de s’accrocher à des visions passéistes de la prérogative royale, qui ne correspondraient pas à nos mentalités et donc conduiraient la restauration monarchique à l’échec.

Ce que nous attendons du roi, c’est avant tout la justice et la paix. Il garantit la cohésion du corps social et l’indépendance de la justice. Par exemple, il lui revient de nommer lui-même le Garde des Sceaux, qui devient indépendant du gouvernement et sort du manège des partis. Il garantit également la souveraineté nationale, ne serait-ce qu’en incarnant cette souveraineté, ce qui permet d’autant mieux à la France de rester elle-même dans les alliances ou les organisations supranationales.

Pour le reste, ce qui concerne la cité, son gouvernement, sa gestion, les moyens que nous connaissons aujourd’hui peuvent très bien être conservés, ou plutôt améliorés, afin d’obtenir un mode de représentation sincère du peuple au sein des organismes délibérants. A cet égard, il faut absolument étendre la représentation nationale à toutes les couches de la société, et non plus laisser quelques oligarchies et des organisations idéologiques confisquer la vie politique, ce qui est malsain et explique en grande partie le divorce entre les Français et leurs élites.

La république, avec son clivage droite-gauche hérité de la Révolution, nous classe historiquement à droite.

Mais en tant que parti royaliste, nous sommes au dessus de ce clivage. Nous sommes de France. D’ailleurs, notre projet de monarchie institutionnelle fait converger vers nous des hommes et des femmes aux diverses sensibilités qui nous enrichissent.

La France partage avec l’Europe une communauté de civilisation de par son héritage historique, culturel, spirituel, et parce qu’elle appartient au même ensemble géostratégique.

Nous sommes donc favorables à toutes sortes de coopérations, alliances ou partenariats européens : militaires, monétaires, industriels, etc. Mais ces engagements doivent être raisonnablement réversibles, pour préserver la liberté d’action de notre pays. Ils ne doivent pas, en outre, entraver d’autres engagements, en particulier vis à vis des Etats-Unis et de l’Afrique. Ils doivent enfin préserver nos capacités nucléaires et notre ouverture maritime et outre-mer.

Ainsi nous sommes loin de souhaiter un renfermement de la France sur elle-même, mais au contraire une large ouverture, rendue possible sans risque de dilution ou d’éclatement par l’ancrage de son identité dans l’institution monarchique. En effet, une France royale, donc souveraine, peut gérer avantageusement ses dépendances.

En revanche, l’Europe n’est pas une patrie. L’idée contraire procède d’un universalisme naïf ou de pures spéculations intellectuelles. L’Union européenne n’est d’ailleurs fondée que sur l’économie et l’idéologie. Nous sommes français et profondément patriotes.